Le moins que l'on puisse dire ...

Pour La BibliotheK Sauvage créer est une aventure impérative. Une aventure faite de livres, d’images, de mots, de gestes, de sons, d’équations, de palpitations. Avec deux désirs concomitants : celui d’être l’amie de voix/voies singulières et d'emboiter le pas aux faiseurs de chemins buissonniers.

 

Le moins que l'on puisse lire ...

Depuis Juillet 2014, La BibliotheK Sauvage se donne à lire et à voir comme une revue proposant des "flâneries" (existentielles, esthétiques, littéraires, graphiques, philosophiques ...) apportées par des contributeurs de tous horizons.

 

Le moins que l'on puisse ouïr ...

Autre chambre d'écho, depuis juin 2013 : Zigzagnet, la webradio non linéaire. Zigzagnet dresse l'oreille face aux créations artistiques sources de curiosité, d'étonnement, d’émotion, mais aussi sources de questionnement pour la philosophie ou les sciences humaines et sociales.

 

Fondateurs et animateurs : Alain Guilleux et Jean-Pierre Texier


Édito

Très nombreux, chacun seul

L'un de nos jeux préférés, au moment de guetter l'extinction des feux dans un monde absorbé par l'élucidation : se référer au principe d'inversion et ainsi "remettre le métier sur l’ouvrage". Ouvrage qui rappelle que l’ouvrier est celui qui s’adonne à la fabrication d’une œuvre. Qu’est-ce ça donne quand on met en scène le travail ? Eh bien, ça travaille. Comme l'idée d'un voyage à l'étranger, dans un pays, loin, là-bas, dans lequel on perd tout repère linguistique. Question d’épiphanie. Peut-être que l’épiphanie – l’apparition – ne doit son existence qu’au manque de visibilité du travail. On peut certes surveiller le travail, on peut le tayloriser et, aujourd’hui, l’Exceliser, on ne peut pas tout à fait le voir. Le travail est invisible. Lorsqu’on s’y voit à parler du travail, c’est en premier lieu un silence qu’on voit. Le dessin du silence apparaît et persiste dans la trame du tapis. Alors, silence, on tourne ! On tourne le travail dans sa bouche. Et ça nous en bouche un coin quand c’est sur une scène du théâtre, dans la bouche de Jean-Pierre BODIN et de Christophe DEJOURS. Le travail vient frapper à notre porte. Et il frappe dur. Comme un gardien de nuit ayant intercepté un intrus, durant sa ronde, vers les deux heures du matin. Intrusion du travail ressuscité. Entre mémoire et subversion, fidélité et novation. Intrusion de témoignages solubles dans le réel, flâneries inventives cramponnées à l’instinct confessionnel des faits,  contre-reporting tempéré par l’analyse (mélodie impudique de la raison soulignant l’attraction de la plainte pour la joie), intrusion poétique d’images en trompe l’âme. Et, toujours, chez l’acteur, la haute lisse d’un regard attendri dans la voix

 

TRÈS NOMBREUX, CHACUN SEUL

Auteurs : Collectif Jean-Pierre Bodin, Alexandrine Brisson et Jean-louis  Hourdin. Interprètes : Jean-Pierre Bodin avec la participation de Christophe Dejours

 

Jusqu'au 10 janvier 2016 au Théâtre du Soleil - La Cartoucherie

16 janvier 2016 - Théâtre Sénart


Artistes en résidence

La BibliotheK Sauvage accueille dix artistes en « résidence  I.P. » (Internet Protocol). On peut voir dans cette innovation l'effet d'une transformation du regard porté sur le travail artistique lui-même. Au XXIe siècle, celui-ci dépend moins des lieux géographiques dans lequel l'artiste réside que des voisinages dans lesquels il se reconnaît.

Günther ANDREAS  music 

Christine BASTIN choreography

Romuald BEUGNON motion picture

Marie BECHERAS photo

Pierre GALLAIS design

Férial HART photo

Laurence MISSON choreography

Patrice MOULLET music

Arnaud MONTMAJOUR photo

Lauriane STENGERS poetry